Actualités

Problématique de l'épuration des eaux usées

Problématique de l'épuration des eaux usées

La problématique d’épurer les eaux n’est pas récente. Au début du siècle dernier la découverte de l’effet de l’oxygénation de certaines bactéries présentes naturellement dans les eaux usées a été le départ des stations d’épurations. En effet lorsque l’on injecte régulièrement de l’oxygène dans les « boues » les bactéries présentes vont devenir beaucoup plus actives et dégrader la matière organique plus rapidement.

Après ce constat des recherches plus approfondies montreront qu’en introduisant un support dans ce milieu organique, une chaine alimentaire plus importante s’installera. De là sont nées 2 principales filières de traitement : la culture libre ou boue activée et la culture fixée ou culture immergée.

La boue activée est un concept qui, pour des raisons économiques et de facilité de conception est plutôt développé dans les stations collectives de grand dimensionnement. Le procédé épuratoire est basé sur une pré-décantation des boues primaires et la culture de bactéries à la fois anaérobies et aérobies.

En assainissement individuel l’avantage unique est son prix d’achat, en effet une station à culture libre (boue activée) est une coquille vide avec un aérateur, et donc ne coûte pas cher à produire.

L’inconvénient est que ce système est très instable, sensible aux variations de charge. Une étude du CEMAGREF a démontré l’instabilité du procédé jusqu’à 400 équivalents/habitants. Le problème pour le particulier est entre autres un risque de vidange très fréquent (coût) et l’émission d’odeurs nauséabondes aux moindres variations de charges, de redémarrage, d’arrêt etc… Et surtout un risque réel de pollution du milieu récepteur dont le propriétaire est directement responsable.

La culture fixée ou culture immergée, n’est pas très adaptée aux grosses stations collectives au-delà de 2000 équivalents/habitants, du fait du coût de fabrication. Cette technique est par contre très fiable et stable pour de la station individuelle et semi-collective. Elle est déconseillée pour les maisons secondaires dont la fréquentation se résume à un seul séjour par an. En effet la culture fixée produit une chaine alimentaire assez « longue » - on peut répertorier au moins 5 espèces de bactéries contrairement à la boue activée- mais cette chaine alimentaire stable et durable est plus longue à se mettre en place. Par contre, une fois bien installée, elle a l’avantage de s’auto-suffire pendant de longues semaines sans apports nutritifs.

De ce fait la culture fixée est stable et accepte les variations de charges hydrauliques.

Cependant toutes les cultures fixées ne se valent pas… Le respect strict de la norme d’une surface de contact de 100m2/m3 garantit une bonne épuration.

Voilà vous l’aurez compris, une micro station d’épuration est un milieu vivant bactérien sensible dont le but est d’épurer correctement nos eaux usées. Nous pourrions multiplier les explications et démonstrations mais le but n’est pas de vous noyer dans ce monde biologique assez passionnant (pas au premier abord j’en conviens) mais plutôt de vous éclairer un peu.